La Communauté Métropolitaine de Québec (CMQ) a pour compétence, entre autres, l’aménagement du territoire. A ce titre, elle se doit de penser à un moyen de limiter l’étalement urbain. Pour cela, elle a constitué un schéma d’aménagement, lequel donne les orientations générales de l’urbanisation à prendre en compte dans les années à venir.

 Nous tenons à remercier M. Claude HALLE, coordonnateur à l’aménagement du territoire à la CMQ, pour son exposé qui a permis la réalisation de cet article, le lundi 16 mars 2009.

Pourtant, à l’heure actuelle, la plupart des nouvelles constructions ne se situent pas dans les périmètres urbanisables (PU), et ce principalement dans les espaces périphériques, les villes de Québec et de Lévis étant en partie préservées. Cette urbanisation se caractérise par de nouvelles constructions sous forme de maisons unifamiliales isolées, consommatrices de surfaces agricoles et forestières. En effet, entre 2000 et 2006, même si un effort est fait pour que 75% de l’urbanisation se fasse dans les PU, 10% a lieu dans les milieux agricoles et 15% dans les milieux forestiers. Cette urbanisation, caractéristique des attentes résidentielles des canadiens, est à l’origine de nombreuses externalités négatives; à savoir un usage massif de la voiture particulière (et une augmentation des trajets domicile-travail), une consommation accrue du foncier (3000 m² minimum pour les habitations hors PU)…

L'étalement urbain à Québec.jpg

La pression foncière en périphérie de la ville de Québec

 

Deux principaux scénarii d’aménagement ont ainsi été pensé afin de prévoir la future urbanisation : un scénario tendanciel qui prolongerait les tendances constatées et un scénario de resserrement qui prévoit d’urbaniser dans les pôles urbains de la CMQ, en menant une politique de densification.

 

Thomas BERTIN, Stéphane DOOS, Stéphanie GRALL,

Yoann RAPPENEAU, Emmanuel TISSIER, Simon VAN LOYE