La légende raconte que le sirop d’érable est apparu grâce à une flèche tirée au coeur d’un érable à sucre. Un liquide est sorti de la blessure faite par la flèche, et le chasseur ayant soif décida de boire le liquide sortant de l’arbre. Et là, “il avait bobo au ventre”. Pour améliorer l’eau sortant de l’arbre, ils décidèrent de le chauffer, mais l’ayant oublié sur le feu, une  croute de sucre” s’est formée au fond de la casserole. Ils se sont alors rendu compte qu’il fallait moins le chauffer et que l’eau de l’érable contenait du sucre…

Le sirop d’érable est créé à partir de la sève de l’érable à sucre. La sève est récoltée grâce à des chalumeaux en plastique permettant d’étanchéifier correctement la blessure faite sur l’écorce. En fonction de la taille de l’arbre, on pourra placer plusieurs chalumeaux par arbre.

Contrairement à ce que la plupart des gens pense, le bois c’est le bois, et la sève circule entre le bois et l’écorce. La sève ne peut être récoltée que lors d’une très courte période à la fin de l’hiver lors de la première période de réchauffement. Cette période peut être très courte mais dure au maximum un mois.

Au cours de cette période, la sève est récoltée entre les périodes de gel et de dégel faisant ainsi redescendre la sève qui est montée des racines au cours de la journée et qui redescend la nuit.

La sève ainsi récoltée doit être chauffée pour ne pas qu’elle cristallise par une évaporation normale de l’eau présente dans la sève. La température de chauffage de la sève est de sept degrés au dessus de la température d’ébullition de la journée. Ainsi, le sirop d’érable pourra se conserver et ne cristallisera pas.

La tire

Tires sur la neige

 

La tire est une sucette fabriquée avec du sirop d’érable bouillant versé directement sur de la neige, ce qui solidifie le sirop sans le faire cristalliser. C’est ainsi que les Québécois consomment directement le sirop d’érable en l’enroulant sur un bâtonnet en bois.