L’île d’Orléans est baignée par les eaux du fleuve Saint-Laurent et se situe à 20 minutes du centre-ville de Québec. Cette île de 67 km de périmètre présente la particularité d’être composée à 90% de terres agricoles. Elle n’est peuplée que de 7000 habitants, n’est accessible que par un seul pont et compte très peu de routes (une qui en fait le tour et trois qui la traverse en largeur).

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Localisation de l’Île d’Orléans

Cet article a été rédigé après diverses interventions au CLD de l’île d’Orléans, le jeudi 12 mars 2009.

Cette île échappe à la pression foncière et à l’étalement urbain de la ville de Québec grâce à un décret de 1970 qui a classé l’île d’Orléans en arrondissement historique et donc oblige l’obtention d’une autorisation du Ministère de la Culture pour les nouvelles constructions ou les travaux sur le bâti existant. De plus, depuis 1978 un arrêté interdit toute nouvelle construction sur des terres agricoles. Cet arrêté détermine ainsi un zonage précis des zones agricoles.

L’île d’Orléans a donc une image de marque qu’elle souhaite mettre en valeur grâce à un plan local d’actions mis en place par le Centre Local de Développement. Le développement économique des six communes composant l’île (regroupées en une Municipalité Régionale de Conté) est axé autour des problématiques liées à l’agriculture, à la culture et au tourisme.

Ainsi, l’opération “Orléans, île ouverte” vise à mettre en valeur les produits, le savoir-faire et l’héritage culturel de l’île au travers de fins de semaines “portes ouvertes”. Chaque municipalité organise des escales sur son territoire avec des visites guidées et l’organisation d’activités. Ces évènements organisés en 2001, 2003, 2005 et 2008 ont attiré entre 35 000 et 40 000 visiteurs.

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Rive du Saint-Laurent

Un label “Savoir-faire Ile d’Orléans” a aussi été mis en place afin de promouvoir la qualité des produits de l’île. En effet, des produits commercialisés par divers organismes affichaient à tort l’origine “Ile d’Orléans”, ce qui était préjudiciable aux producteurs locaux. Cette démarche menée par ce territoire est la première au Québec, et les producteurs de l’île doivent se soumettre à un cahier des charges (un pour les végétaux et un pour les produits d’origine animale) déterminé par le Conseil Local de Développement.

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Logo “Savoir-faire Ile d’Orléans”

Malgré tout, cette certification n’est pas un gage de qualité contrairement aux AOC françaises. En effet, il n’y a pas d’organisme indépendant pour certifier la qualité des produits. Cette certification ne garantit que la provenance du produit mais n’impose pas d’effort particulier sur les pratiques agricoles et sur la qualité environnementale des exploitations.