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Similitudes et disparités entre le Québec et la Chine
Publié par DA5 le 30 mars 2009 @ 22 h 08 min dans Retour sur expérience | Comments Disabled
Nombreuses sont les différences observées par les étudiants chinois entre leur pays et le Québec. Ils ont rédigé cet article comparatif.
Au niveau du territoire
Le Canada et la Chine ont tous les deux une grande superficie territoriale, mais le territoire chinois est beaucoup plus peuplé avec une densité populaire forte de 138 personnes/km² alors que celui du Canada a une densité populaire faible de 3 personnes/km².
La division administrative canadienne est similaire à celle de Chine : Etat → Province → Région → Ville → Canton.
Le Canada est un pays fédéral, il est composé de 10 provinces et de 3 territoires, chaque province ou territoire, par exemple, la province du Québec a un pouvoir très fort et son propre système d’administration territoriale et de subdivisions de son territoire. Il peut définir lui-même les lois et les règlements d’urbanisme pour la gestion et le développement de la province.
Par contre, en Chine, généralement c’est l’Etat qui définit les lois importantes relative à l’urbanisme, l’environnement et au foncier. Il traduit un système de centralisation du pouvoir.
Au niveau du droit de l’urbanisme
Les lois québécoises contenaient des dispositions touchant l’urbanisme depuis le Régime français, mais le Québec n’adopta une loi générale sur l’urbanisme, la loi sur l’aménagement et l’urbanisme, qu’en 1979. Même si le droit administratif québécois est d’inspiration anglaise, le droit de l’urbanisme du Québec, comme celui des autres provinces canadiennes, est plutôt d’inspiration américaine. Les principes de base de ce droit sont les mêmes dans toutes les provinces canadiennes, même si les législations de celles-ci diffèrent sur plusieurs points. Il faut remarquer que le droit de l’urbanisme est de compétence provinciale en vertu de la constitution canadienne.
La loi sur l’aménagement et l’urbanisme confie le domaine de l’urbanisme aux municipalités. Elle donne aux municipalités régionales de comté et aux communautés la compétence en matière de planification régionale et aux municipalités locales, la compétence en matière de planification locale et en matière de réglementation d’urbanisme.
En Chine, il existe quelques lois importantes dans le domaine d’urbanisme :
- La loi de gestion du territoire de la Chine (loi du 1 janvier 1999).
- Le règlement de reboisement urbain (loi du 22 juin 1999).
- La loi d’orientation et de programmation pour la ville et la campagne (loi du 28 octobre 2007) pour le but de:
- Coordonner la disposition de l’espace urbain et de l’espace rural.
- Améliorer le cadre de l’habitat.
- Promouvoir le développement durable urbain et rural en matière de société et d’économie.
Le système de planification urbaine chinoise est composé de cinq éléments principaux : le plan général, le plan sectoriel, le plan détaillé de contrôle, le plan détaillé de construction et le design urbain. Il y a peu de communautés d’agglomération en Chine, donc généralement c’est la municipalité qui a la compétence en matière de planification locale et l’organise. Pour le développement du territoire régional, il n’est pas cohérent et non équilibré; la planification régionale chinoise était négligée, et maintenant elle est en train de s’établir et de s’améliorer.
Au niveau du transport
De par sa grande taille et sa population dispersée, le Québec a dû se doter d’un réseau de transport performant et très développé afin de soutenir sa croissance économique. Son accès à l’Atlantique via le fleuve St-Laurent lui a permis de développer un bon système portuaire, un des plus important au Canada.
Le réseau routier québécois comprend environ 185 000 km d’autoroutes, de routes nationales, régionales, de rues et de chemins locaux, ce qui en fait un réseau majeur en Amérique du Nord. La vitesse d’autoroutes est limitée à 100 km/h en milieu rural et à 70 ou 90 km/h en milieu urbain.
Les ports contribuent à l’économie québécoise en facilitant l’importation et l’exportation de matières premières et produits de toutes sortes.
Le Québec dispose également de 6 645 km de voies ferrées qui s’intègrent au grand réseau ferroviaire nord-américain. Le transport interrégional se fait par la compagnie pancanadienne Via Rail.
Les transports en Chine continentale ont fait l’objet d’améliorations considérables depuis la fin des années 1990, dans le cadre de l’effort du gouvernement pour créer un réseau national de voies rapides. La longueur totale de ce réseau était de 53 600 km à la fin 2007, en faisant le deuxième du monde par sa longueur après celui des États-Unis.
Bien que le taux d’accroissement du parc de véhicules privés soit de 15% par an, leur nombre reste encore peu élevé, en raison du coût important de leur achat et de leur usage, causé notamment par l’importance des taxes et les péages routiers.
Les villes les plus importantes possèdent une ou plusieurs lignes de métro : Beijing, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen, Tianjin, Nanjin, Hongkong.
La ville de Shanghai possède en outre son Transrapid, première ligne à sustentation magnétique (maglev) à usage commercial du monde, reliant le centre à l’aéroport international Pu Dong.
Le tramway qui devient un transport en commun de plus en plus populaire en Europe n’est accepté ni par les Québécois ni par les Chinois.
Au niveau de la protection du patrimoine
L’inscription de la vieille cité de Québec depuis 1985 sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO reconnaît les efforts de mise en valeur d’un des plus remarquables sites historiques québécois. Elle encourage de plus la sauvegarde d’un patrimoine architectural qui, depuis plus de trois siècles, témoigne de la vie quotidienne des Québécois en Amérique.
La Chine peut s’enorgueillir d’une longue et illustre histoire. Son patrimoine culturel est un témoignage essentiel de l’histoire insigne de ce pays et le porteur de sa remarquable civilisation. Une grande attention a été portée à la protection du patrimoine culturel et des progrès considérables ont été réalisés. A ce jour, un système législatif complet, fondé sur la Loi de la République Populaire de Chine sur la Protection du Patrimoine culturel et enrichi d’une série de lois et de réglementations spéciales, a été établi. La Chine est aussi signataire de quatre importantes conventions internationales en matière de protection du patrimoine culturel qui jouent un rôle de plus en plus important dans la sauvegarde du patrimoine culturel partagé par toute l’humanité.
Au niveau de l’environnement
Le Québec s’est doté d’un plan vert dans le but d’atteindre les objectifs de Kyoto. Un de ces objectifs est de réduire les gaz à effet de serre (GES) de 6 % sous les niveaux de 1990, d’ici 2012.
La Chine a ratifié le protocole de Kyoto en 2002. La Chine connaît des problèmes environnementaux majeurs. La forêt y avait déjà fortement régressé il y a huit mille ans, ce qui a engendré des problèmes de désertification, d’érosion et dégradation des sols, ainsi que d’inondations, qui ont empiré avec l’industrialisation et la croissance démographique notamment sur le littoral et dans le bassin de la rivière des Perles. Le manque d’eau se fait particulièrement sentir dans le Nord, très aride, où vit près de la moitié de la population de la Chine et où la demande en eau excède de loin l’approvisionnement naturel. Le réchauffement de la planète accélère la retraite des glaciers qui alimentent les principaux cours d’eau chinois, tout en hâtant l’avancée des déserts, qui absorbent actuellement plus de 300 000 ha de prairies chaque année.
L’utilisation massive de pétrole et surtout de charbon est source d’une pollution importante.
Au niveau du climat
Le climat du Québec se caractérise par de fortes variations régionales, des hivers longs et froids, des étés courts et frais, ainsi que par d’importantes précipitations annuelles, dont un tiers environ sous forme de neige. A cause de ça, les québécois construisent beaucoup des bâtiments ou des équipements publics au sous-sol pour éviter le froid rigoureux en hiver.
De part sa superficie, la Chine offre une large diversité de climats allant d’un froid sec à une chaleur humide. En Hiver, vous trouverez les régions les plus chaudes dans le sud et le sud-ouest de la Chine comme dans la province de Yunnan (chef-lieu: Kunming) ou encore Guangxi (chef-lieu: Nanning).
Au niveau de l’énergie
Plusieurs cours d’eau touchent le territoire de Québec, ils offrent une source riche d’énergie « hydro-électricité » pour en fournir l’éclairage des bâtiments et des routes, le chauffage, etc.
La vie de la ville de Québec a été en premier lieu façonnée par la présence du fleuve Saint-Laurent, particulièrement au niveau économique puisqu’il permettait l’établissement d’un port commercial et touristique important.
La Chine est devenue la troisième consommatrice d’énergie après les États-Unis et l’Union européenne, mais elle en manque cruellement. Il faut couper l’électricité régulièrement dans le sud-est dynamique du pays. Le charbon du sous-sol fournit 60 % de l’énergie utilisée mais il ne semble pas en quantité suffisante pour assurer le long terme alors même que les centrales thermiques au charbon causent de graves préjudices environnementaux. La part du nucléaire ne représente que 0,5 % de la production énergétique du pays.
Michen HE
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